Je suis venue, j’ai vu, maintenant je repars ;
Douze jours dont les heures s’insèrent dans ma mémoire.

J’ai revu les montagnes et revu les rivages
Qui servaient de décor à mes rêves d’idylle.
J’ai revu les communes et revu les personnes
Dont le nom m’échappait et quelquefois les traits.

Karukéra, sublime, tes eaux m’ont enchantée
– Tes rivières limpides ont ravivé mon sang
Et tes plages ont bercé mes songes d’océan.

J’ai revu les frontières de ta terre, éternelle
Si ce n’est  dans la pierre au moins dans ma mémoire :
Tous ces rivages d’antan qui sont loin désormais,
Mués par les marées, mais l’âme bien présente…

Karukéra, je sais que tu n’accueilles de moi
Que les facettes chères à ton bon souvenir,
Mais je veux cette fois être sans artifices,
Revenant en ton sein me montrant simple et vraie.

Que m’importent les hommes et leurs mœurs sélectives,
Karukéra, ma terre, tu es gravée en moi.
J’ai pris plaisir à voir et revoir tes atours,
A entendre la brise siffloter tes secrets…

Je suis venue, j’ai vu, maintenant je repars ;
Douze jours pour revivre l’essence de ma terre…

W.P

Publicités