Le silence est parfois un vacarme inouï
Quand on n’a le repos du simple d’apparence.
Ma Muse, écoute donc mes pensées épanchées,
Je veux aussi dormir de ce repos du simple.

Offre à mes doigts cette encre essentielle à mes maux,
Je veux remplir les pages de mes heurs et vider
Mon esprit qui réclame à grands cris catharsis.

Non, ta tâche n’est pas simple, ma Muse Vespérale,
Ta compagne du verbe n’est pas conventionnelle,
Elle t’impose d’entendre des récits à la marge,
Tapis dans la zone d’ombre de la nature-culture.

Ne te lasse donc pas, cependant, mon amie,
Je sais que mes récits ne sont tous enjoués,
Mais ils ont la vigueur d’une âme bien vivante
Qui vibre d’autant plus qu’on lui refuse la vie.

Mon silence est souvent un vacarme inouï
Et puis, je te dis tout de mes heurs, mes malheurs
Car je veux épancher mes peines sur nos pages
Et dormir du repos du simple, en apparence…

W.P

Publicités