Il y a longtemps que je n’avais pas ressentie
La sensation ultime de l’encre sur la feuille.
Si lointaine, pourtant, elle revient aujourd’hui
Tout aussi familière qu’une très vieille amie.

Comment vas-tu, ma Muse, donne-moi des nouvelles
De ces contrées lointaines contées dans tes chants.
Donne-moi des nouvelles des rimes anciennes
Et des proses antiques que tu aimais à dire.

Je te vois aujourd’hui comme si c’était hier
Que nous nous saluions en disant à demain.
Car, pourtant, quand bien même nous passerions des nuits
Et matins infinis sans jamais nous revoir,
Tu demeures familière à mon inspiration.

Dis-moi donc comment, ma Muse Vespérale,
Tu comblais tes matins avant de revenir
Me saluer ici, face au lac Daumesnil,
En ce jour où le ciel se fait si nostalgique.

Dis-moi, ma vieille amie, que me vaut le plaisir
De retrouver ma plume et ta voix et nos pages ?…
Qu’importent les matins et les soirées d’exil,
Tu es la bienvenue dans l’antre du poète…

W.P

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