Pourquoi te caches-tu, ma Muse capricieuse ?
Pourtant ma plume appelle et je n’entends sa voix.
Pourquoi m’imposes-tu cette absurde aphonie
Alors que je veux dire et parler et me dire ?

J’ai mille et un sujets que je voudrais écrire,
Dont je voudrais orner l’infinité des pages,
Parer les lignes de mots, d’impressions et d’idées
Que j’aurais assemblés au fil des jours, des nuits.

Mais je ne peux écrire car tu retiens mes mots,
Jalouse tu les gardes pour ton seul ravissement
Et m’empêches d’offrir mes palabres, mes phrases
Aux pages innombrables que j’aimerais combler.

Ainsi donc, ma Muse, tu te plais quelques fois
À retenir mes mots s’ils ne parlent de toi.
À tes heures tu t’imposes, mon modèle et mon encre,
À la fois le sujet et l’objet de mes vers…

W.P

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