La première partie du titre témoigne d’un espoir qui m’habite. Post Pulvis, « Après les cendres ». Parce que c’est de ses cendres que le phœnix renaît. Les obstacles sont naturels, aucune voie n’en est dépourvue. Celui qui veut l’idéal doit risquer la peine. Qui ne tente rien n’a rien. Pour cause, il est triste et néfaste de se conforter dans la boue par peur de l’inconnu. L’esprit se perd parfois dans les méandres achromes, mais nul effort n’est vain et le regard doit toujours fixer l’éther.
Post Pulvis, car celui qui ne connaît la nuit ne connaîtra le jour…

Mais il y a aussi un autre axe de réflexion qui m’est cher. Réversibilité, « Et si les choses étaient le contraire de ce que l’on croit ? ». Parce que nos sens sont constamment conditionnés par les conventions si longtemps transmises à travers les ères. Qui dit que le jour survient à la fin de la nuit ? Qui dit que l’éphémère n’a pas d’éternité ?… Tant de questions qui ont mené à la composition des poèmes de Réversibilité. Il est bon, à mon sens, de se défaire quelques fois des cloisons qui freinent l’expression de soi. Parce que le monde ne s’arrête pas à ce que l’un voit et s’étend même au-delà de l’entendement.
Réversibilité, car la montagne est amont et aval…

NB : Recueil plus disponible à la vente

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