Vois donc, vois donc, ma patience m’abandonne ;
Comme peau de chagrin, elle s’en va, elle n’est plus…

Muse de mes heurs que je croyais si loin,
Bienvenue dans ton antre, ma conscience, à jamais.
Te revoici, auteure de mes maux, de mes cris,
En ce jour ténébreux où la page en sirène
Tente ma main fébrile qui lui offre son fiel.
Vois donc, ma chère amie, le fléau qui s’abat
Et qui de moi éveille les plus vives humeurs…

Je te nomme témoin de l’échec de Patience
Qui tissait sans relâche l’ouvrage de ses guerres
Où l’épée et la lance étaient Léthé, Silence…

En ce jour où, repus, Arès rejoint la veille,
Je n’ai que faire du ciel et la nuit, magnifique,
Instille rébellion et querelle en mon cœur
Qui avec le chaos entend restaurer l’ordre.

Ma Muse Vespérale, rejoins-moi et observe
Le Cerbère qui, sans rennes, s’approche de la terre ;
Ma patience me quitte et, comme peau de chagrin,
Elle s’en va, s’amenuise et n’est plus aujourd’hui…

W.P

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